Les petits châteaux et les demeures rurales ont la cote

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Avec la crise sanitaire, une nouvelle clientèle se tourne vers ce type de bien mais en évitant les trop grandes surfaces et avec des budgets inférieurs à 800.000 voire 500.000 euros.

 

 

 

Alors que les Français sont à la recherche de verdure, d’espace, de calme voire d’autarcie pour produire leurs fruits et légume et disposer de leur poulailler, tout cela semble fait pour doper le marché des châteaux. Pourtant, du côté du groupe Mercure, spécialiste de l’immobilier de prestige et de caractère qui revendique notamment la vente d’un château sur trois dans l’Hexagone, les transactions sur ce type de biens ont reculé de 20% en un an, se maintenant tout juste au-delà de la centaine. Y a-t-il un désamour pour ces châteaux et commence s’explique ce recul?

 

«Le marché reste dynamique et animé, rectifie Olivier de Chabot-Tramecourt, directeur général du groupe. Simplement, les attentes et le genre de produits les plus recherchés ont évolué.» Contrairement à d’autres segments du luxe où la clientèle française a pleinement prix le relais d’étrangers toujours absents (Américains et Asiatiques notamment), les châteaux les plus coûteux souffrent toujours de cette absence. Les ventes à plus de 2 millions sont ainsi passées de 20% de ce marché en 2019 à 11% en 2021, celles entre 1 et 2 millions ont reculé de 35% à 29% sur la même période et celles entre 800.000 euros et 1 million pèsent 22% contre 15% en 2019. Fort logiquement les ventes sous la barre des 800.000 euros ont bondi de 30 à 38%.

 

 

Les ventes de belles demeures rurales bondissent

 

Le budget de prédilection se trouve même aux alentours de 500.000 euros.«Cette tendance s’explique par la volonté de sa clientèle d’acquérir, au même prix qu’un appartement en ville, une belle propriété en zone rurale ou périurbaine, précise Olivier de Chabot-Tramecourt. S’offrir une part de rêve devient un credo pour des néochâtelains qui osent l’aventure ; le plaisir et l’espace étant devenus des valeurs centrales.» Dans ces conditions, pour s’en tenir à des surfaces «raisonnables», moins difficiles à entretenir et avec ces budgets contenus, une bonne partie de la clientèle se tourne vers des «demeures» de campagne: manoir, gentilhommière, maison forte etc. D’ailleurs, les ventes de ce type de biens ont bondi de 22% en un an. Il est vrai qu’en examinant l’offre dans ce réseau mais également chez les concurrents disposant d’une activité dédiée à ces demeures rurales de caractère, on découvre qu’il reste de belles trouvailles à faire.

«Pour ce budget de moins de 800.000 euros, c’est de la folie chez nous actuellement pour des biens situés jusqu’à 100 voire 150 km de Paris, confirme Marc Foujols à la tête d’un réseau immobilier à son nom. Dès qu’on rentre des biens de caractère à ce tarif, ils partent très vite.» Dernier exemple en date: un moulin de charme avec plusieurs hectares de terrain, resté dans son jus situé à l’ouest de Chantilly et à une cinquantaine de kilomètres de Paris. Bilan: une cinquantaine d’appels et une vingtaine de visites avant de céder en quelques jours le moulin à un jeune startuper qui veut retaper les lieux tout en conservant un pied-à-terre dans la capitale.

 

 

 

 

PUBLIÉ PAR FIGARO IMMOBILIER - 30/01/2022

LIEN ARTICLE : https://immobilier.lefigaro.fr/article/les-petits-chateaux-et-les-demeures-rurales-ont-la-cote_865b312c-805c-11ec-83b8-f854dee230fd/